Après McGill, les collèges Dawson et Champlain, HEC Montréal, c’est au tour de l’Université Laval de présenter sa salle d’apprentissage actif. Nous savions qu’elle était en préparation, mais nous avons maintenant davantage de concret.
Sous l’égide du Bureau des services pédagogiques (BSP), elle est néanmoins située à la Bibliothèque des sciences humaines. Ce sont d’ailleurs principalement les facultés de Droit et de Sciences sociales qui l’utiliseront à partir de janvier 2014. On présente sa configuration ainsi:
- Capacité de 42 étudiants.
- 6 tables ovales de 7 places facilitent le travail d’équipe et permettent à l’enseignant d‘interagir constamment avec les étudiants.
- Le podium du formateur est situé au centre de la salle.
- Les murs en verre givré font office de tableaux pour schématiser les réflexions des équipes de travail.
Tandis que, sur le plan technologique, on retrouve:
- Un téléviseur par équipe de travail permettant l’affichage à partir de l’ordinateur d’un étudiant.
- Une tablette interactive SmartPodium permettant à l’enseignant d’effectuer des annotations à l’écran.
- Un ordinateur local et une capacité de branchement de l’ordinateur personnel de l’enseignant.
- Une caméra document pour la projection d’un document papier ou d’un objet.
- Interface de contrôle permettant à l’enseignant de sélectionner la source à projeter (ordinateur d’un étudiant, ordinateur du présentateur local ou portable, caméra document) et la destination de projection (écran principal, tous les téléviseurs).
L’article du Fil met le doigt sur une lapalissade qu’il vaut pourtant la peine de rappeler:
«Les technologies constituent une combinaison intéressante, mais ce n’est pas là la principale nouveauté, affirme Steve Vachon [directeur-adjoint au BSP]. D’ailleurs, certaines salles dans d’autres universités n’ont pas d’ordinateur ni d’écran. La nouveauté est davantage la configuration d’ensemble de la salle qui offre un environnement propice au travail collaboratif et à l’apprentissage actif.» (Larose, 2013)
D’ailleurs, le BSP accompagne les enseignants qui veulent utiliser cette infrastructure:
«Une conseillère en formation accompagnera chacun des pédagogues en plus d’être présente lors des premiers cours. Elle aidera les enseignants à repenser leurs activités, à moins axer leurs cours sur la transmission exclusive de connaissances et à revoir les modes d’évaluation.» (Larose, 2013)
Commentaires de François Brochu, professeur de droit notarial, qui y a enseigné:
«…Le concept à la base de la salle renouvelle à la fois la manière d’enseigner et la façon d’apprendre. Dans cet environnement, l’enseignant ne peut pas être statique et parler comme il le ferait dans un amphithéâtre. Il doit circuler entre les tables où prennent place les étudiants afin d’interagir constamment avec eux et les amener à collaborer entre eux.» Ce qu’il a le plus aimé de l’expérience? «Voir les étudiants être actifs et participer, répond-il. J’ai l’impression qu’ils ont beaucoup mieux retenu la matière et qu’ils l’ont mieux comprise.» (Larose, 2013)
D’après M. Vachon, il s’agit d’un projet-pilote « susceptible d’inspirer une réflexion sur la salle de cours traditionnelle et la réalisation de projets d’espaces de formation.»
Sources:
“Salle d’apprentissage actif“, Bureau des services pédagogiques, Université Laval, 2013 [page consultée le 5 décembre 2013]
Larose, Yvon, “De l’apprentissage actif, c’est quoi?“, Le fil, vol.49, no.14, 5 décembre 2013


Dans la Base de connaissances de McGill, on retrouve une liste à cocher avec les choses à faire avant d’enseigner dans une salle d’apprentissage actif (Active Learning Classroom ou ALC): http://kb.mcgill.ca/kb/?ArticleId=3449&source=article&c=12&cid=2#tab:homeTab:crumb:7:artId:3449