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Interne: L’UdeM courtise les étudiants français refusés par leurs universités

Une campagne de publicité de l’Université de Montréal vise à recruter très précisément les milliers d’étudiants de France qui n’ont pas pu être admis dans une université chez eux.

La situation étant qu’alors que les universités québécoises qui se disputent les candidats et multiplient les campagnes de séduction, les universités françaises, elles, ont le problème inverse. Elles ont reçu cette année quelque 40 000 candidats supplémentaires, alors que l’enseignement supérieur et la recherche sont sous le coup de coupes de 331 millions d’euros imposées par le gouvernement Macron. Bref, les universités sont saturées, étranglées.

Résultat : en France, de plus en plus d’admissions sont décidées par tirage au sort, par un algorithme de la plateforme internet qui centralise les candidatures de tous les lycéens, l’APB, acronyme d’«Admission post bac» (qui correspond à la sortie du lycée, en France). Cet automne, quelque 3700 étudiants n’ont pas été acceptés par l’APB.

«Plusieurs bons étudiants n’ont pas eu de place», résume Michèle Glémaud, directrice du Service de l’admission et du recrutement de l’Université de Montréal. L’institution a donc créé une page Web dédiée et une adresse courriel spécialement conçue pour les déçus de l’APB, soit respectivement admission.umontreal.ca/apb-2017 et APB@umontreal.ca.

La campagne de recrutement de l’Université de Montréal a eu des échos dans les médias français. Dans Courrier international, on y parle notamment de cette initiative dans un article intitulé : « Recalés d’APB, l’Université de Montréal vous attend ! »

Source

Louise Leduc, L’UdeM courtise les étudiants français refusés par leurs universités, La Presse, 4 octobre 2017.

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