Le 4 juin 2026, le Parlement européen a remplacé Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut sur ses ordinateurs. La mesure touche 720 législateurs et des milliers de collaborateurs, chacun restant libre de revenir à Google. Elle est présentée comme un engagement pour la souveraineté et la protection des données, le jour où la Commission dévoile ses mesures sur la souveraineté technologique.
Le geste reste largement symbolique. Qwant s’appuie encore sur l’index de Bing (Microsoft), avec anonymisation des requêtes. Néanmoins, avec la coentreprise European Search Perspective (EUSP), l’entreprise développe Staan, un index européen indépendant.
L’enjeu touche l’IA. Qwant l’exploite déjà pour ses résumés de recherche, et l’EUSP vise les agents conversationnels qui s’appuient sur la recherche web pour ancrer leurs réponses. Selon Christian Kroll, PDG d’Ecosia, Staan pourrait fournir ces fonctions à un dixième du coût de Google ou Bing.
Il reste néanmoins un obstacle de taille : la part de marché de Qwant n’atteignait que 0,52 % des parts en France en mars 2026.

