Compétitive Formation continue Pédagogique Technologique

Interne : TELUQ et UQAM : divorce en vue?

Le journal Le Devoir en ligne du 2 février 2011 mentionne qu’un divorce est potentiel entre la TELUQ, la seule université québécoise entièrement consacrée à l’enseignement à distance, et l’UQAM, à laquelle elle est rattachée depuis 2005. «C’est un partenariat qui n’a pas donné les résultats escomptés, et on cherche présentement une nouvelle formule », selon Raymond Duchesne, directeur général de la TELUQ.

M. Duchesne mentionne également qu’« [a]u fil de ses presque quarante années d’existence, la TELUQ a acquis une solide expérience dans le domaine de l’enseignement à distance. D’ailleurs, l’enseignement à distance constitue le principal champ de recherche des professeurs de la TELUQ. » C’est pourquoi il est confiant qu’en plus de faire de la recherche, les 58 enseignants de la TELUQ, à la fois responsables de la conception des cours, de l’élaboration des scénarios des cours ainsi que du choix du matériel pédagogique, comme les manuels ou les recueils de textes,  pourront développer de nouvelles offres de cours de façon autonome. La TELUQ souhaite notamment améliorer son offre au deuxième cycle qui comprend un moins grand nombre de cours que le premier cycle.

Fondée en 1972, dans la foulée de la création de l’Université du Québec, la TELUQ a accueilli depuis sa création un million d’étudiants. « Aujourd’hui, la TELUQ offre 360 cours et 75 programmes dans les trois cycles universitaires et compte 18 000 étudiants. »

L’université à distance a été conçue initialement pour combler des besoins d’offre de cours dans des régions où un établissement universitaire n’existait pas ou était trop loin en distance. Dans les faits, maintenant, ce type de formation dessert toutes les personnes qui ne peuvent se rendre sur un campus selon un horaire fixe, soit en raison d’obligations professionnelles, familiales ou personnelles, bien que ces gens aient une université dans leur entourage. Il est donc plus juste de parler de formation « hors campus ».

Raymond Duchesne souligne que «[l]a formation à distance gagne en popularité et nous avons connu ces dernières années une croissance des inscriptions d’environ 5 % par année. On observe le même phénomène dans tous les pays occidentaux et même dans les pays en voie de développement. Je crois qu’on assiste au début d’une révolution en matière d’enseignement. […] D’une part, le moule classique des études universitaires, où on faisait ses études universitaires en bloc entre 18 et 24 ans, est aujourd’hui cassé. Les étudiants empruntent maintenant des parcours différents. D’autre part, la formation continue est devenue une réalité et personne ne peut prétendre exercer un métier ou une profession toute sa vie sans faire de mise à jour. La formation hors-campus convient parfaitement à ces deux nouvelles réalités.»

En 2010, la TELUQ a établi son plan de développement stratégique, dont un des objectifs est de profiter au maximum du numérique et des nouvelles technologies. De plus en plus, des cours fonctionnent en mode sans-papier avec une trousse qui ne comprend que le code d’accès pour le site Internet du cours. Cela permet à l’enseignement à distance de devenir aussi intéressant que celui expérimenté en classe. Enfin, malgré leurs contacts ponctuels avec leur tuteur attitré, plusieurs étudiants ont opté spontanément pour les médias sociaux afin de regrouper tous ceux qui suivent un même cours et ainsi pouvoir échanger et s’entraider.

La TELUQ se sent visiblement bien outillée et mûre pour vouloir voler de ses propres ailes et se développer à son rythme et à sa manière, comme tout autre établissement universitaire reconnu au Québec. C’est ce qu’elle entend faire dans les prochaines années.

Source : VALLÉE, Pierre, « TÉLUQ : l’université à distance veut s’éloigner de l’UQAM », dans le journal Le Devoir, du 29 janvier 2011.

Tendances d'utilisation des mobiles au Québec
Interne : Le Collège Brébeuf décerne des diplômes à valeur ajoutée en compétences informationnelles
+ posts

À propos de l'auteur

Sylvie Hallé

Laisser un commentaire