Pour faire suite à l’article de ma collègue Sonia Morin paru en septembre 2011 sur le sujet, le doctorant ou la doctorante qui en est déjà à plus de 20 ans d’études pour obtenir son diplôme ne réalise pas toujours que les possibilités qu’il ou elle puisse se trouver un emploi sont probablement meilleures dans le marché du travail hors université. En effet, les étudiantes et étudiants qui poursuivent ainsi des recherches dans des domaines très spécialisés parfois n’ont pas toujours une idée claire qu’il y a un débouché autre que strictement l’université. Or cette prise de conscience est très importante.
Ils ont vécu pendant plusieurs années focusés sur un sujet de recherche, d’abord à la maîtrise, puis au doctorat. Ils sont hypercompétents en la matière, mais ont souvent négligé de développer en paralèlle des compétences professionnelles. Les employeurs le reprochent souvent d’avoir du mal à s’ajuster à l’environnement professionnel « avec de la difficulté à communiquer de manière efficace, à travailler en équipe et à respecter des échéances ». Or lorsque les entreprises sont prêtes à les embaucher et à leur offrir un salaire à la hauteur de leurs années de scolarité, en contrepartie, elles « s’attendent à ce que ces nouveaux employés soient à la hauteur de la tâche ».
Dans l’article de Marie Lambert-Chan du 16 juin 2012, l’Université de Sherbrooke, par le biais de son Centre universitaire d’enrichissement de la formation à la recherche (CUEFR), est mentionnée parmi les universités ayant déjà pris un virage de formations centrées sur les compétences professionnelles, au même titre que l’Université McGill, l’Université Concordia ainsi que bientôt, l’Université de Montréal. Autre élément d’intérêt concurrentiel, on indique que d’autres organisations y ont aussi trouvé un créneau de formation additionnelle, comme Mitacs, une organisation canadienne de recherche à but non lucratif. À cet endroit, on songe même à inclure également des cours sur « l’étiquette à table et la manière de donner sa carte professionnelle »! À l’UdeS, le CUEFR se concentre principalement sur des cours liés à l’augmentation des compétences en recherche, en gestion des projets et en matière de rédaction et de communication avec les médias.
Source : LAMBERT-CHAN, Marie. « Quand le doctorat ne suffit pas », article sur les études supérieures et le marché du travail dans La Presse (Montréal), du samedi 16 juin 2012, Cahier CV, p. 3 et également en ligne.
- Sylvie Hallé
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