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Principe multimédia: quelques pistes pour revisiter votre site Moodle!

La veille de Noël, Didier Goudeseune a envoyé sur Substrack une réflexion sur le principe multimédia (Fletcher et Tobias, 2005). Très brièvement, l’idée est que les images accompagnement de manière pertinente le texte. Comme le mentionne Goudeseune (2025), « si ce principe est largement validé sur le plan théorique, son application concrète dans les supports pédagogiques révèle de nombreuses limites et approximations. […] Lorsque les images ne sont pas directement alignées avec les objectifs d’apprentissage, elles risquent non seulement d’être inefficaces, mais aussi de détourner l’attention des apprenants ».

Dans un environnement numérique d’apprentissage (ENA), une organisation à l’aide d’images ou de graphiques décoratifs ou superficiels peut solliciter inutilement les ressources attentionnelles et mnésiques des étudiant·e·s. C’est dire que « Pour que le principe multimédia produise pleinement ses effets, les images doivent être étroitement alignées avec les objectifs d’apprentissage, conçues pour expliciter les relations conceptuelles et intégrées de manière cohérente au texte. Sans ces conditions, l’ajout d’images ne constitue pas un levier d’apprentissage, mais une opportunité manquée, voire un obstacle à la compréhension ».

Ok, mais, donc on fait quoi sur Moodle ?

L’équipe du SSF a repris les 10 principes. Je reprends, pour ma part, quelques pistes concrètes :

  1. Cohérence : Comme me le répète souvent une collègue (Nathalie Lefebvre) « Choisir, c’est renoncer ». Il faut donc supprimer les informations non pertinentes et non essentielles. Pour adopter ce principe, il est possible d’organiser le site à l’aide d’un fil rouge en créant un parcours pour les personnes étudiantes. Ici, n’hésitez pas à utiliser l’IA pour créer ce fil rouge, le préciser ou produire un code HTML à intégrer directement sur Moodle.
  2. Signalement : Mettre en évidence pour éviter d’avoir à répéter (plus l’on est explicite, moins l’on recevra de questions d’étudiantes et étudiants qui se seraient perdus dans le parcours). Avec un code HTML simple, il est possible d’attirer l’attention des personnes étudiantes sur un point focal.
  3. Segmentation : Un ENA permet de facilement présenter différentes séquences d’apprentissage. Les étudiantes et étudiants peuvent même vous indiquer lorsqu’elles les ont achevées (il suffit de sélectionner dans les paramètres du cours l’option « suivi d’achèvement). Pour ma part, je tente de proposer des activités de quelques heures, autour d’objectifs annoncés avec une explicitation des étapes, avec des hyperliens en évitant une liste de PDF à lire.
  4. Préentrainement : Sur Moodle, il est possible d’intégrer un glossaire de manière à permettre aux personnes étudiantes de se familiariser avec le jargon disciplinaire. Personnellement, je compte l’utiliser pour la première fois cette session-ci dans le cadre de mon enseignement.
  5. Intégration multimédia : Un ENA permet un mariage heureux de différentes modalités permettant de maximiser les sens. Pourquoi ne pas intégrer un épisode d’un balado ou une vidéo YouTube ? Nul besoin de tout créer, l’idée est plutôt de valoriser du matériel existant (en le citant, bien entendu !).
  6. Personnalisation : Personnellement, je tente d’envoyer un message sur le forum des nouvelles chaque semaine pour aider les étudiantes et étudiants à se repérer dans le temps. À cela, j’ajoute une ligne du temps sur Genial.ly que j’intègre dans la première boite.

N’hésitez pas à consulter une conseillère ou un conseiller pédagogique pour exploiter pleinement les outils de Moodle. Votre site devient votre signature et marque les étudiantes et étudiants. Il peut maximiser l’impact de votre message, et ce, relativement simplement.

Sources: 

Goudeseune, Didier (24 décembre 2025), « Les limites à l’application du principe multimédia », Par temps clair, Substrack

Service de soutien à la formation (novembre 2011), 10 principes de l’apprentissage multimédia, Université de Sherbrooke.

 

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À propos de l'auteur

Constance Denis

1 commentaire

  • Petite confidence : Je n’aime pas beaucoup les principes du multimédia de Mayer (2001). En fait, mon problème n’est pas tant avec les principes en eux-mêmes. C’est surtout que les noms de plusieurs principes ne sont pas très parlants, se ressemblent et alimentent la confusion quant à de bonnes pratiques, finalement assez simples, de juxtaposition d’images à des textes… La preuve en est que dans le document du SSF auquel tu réfères, Constance, il a fallu que nos collègues trouvent des équivalents pour chaque principe. Mentionnons que le professeur Mayer a ajouté des principes tout au long de sa carrière, passant de sept, à dix, puis douze (2009) et jusqu’à quinze (2020)…

    C’est notamment pour cela qu’Alain Mélançon et moi avons choisi de mentionner Mayer dans notre atelier « Illustrer sa matière : littératie visuelle et enseignement », mais lui avons préféré le Graphics for Learning de Clark et Lyons (2010) qui nous a semblé plus complet pour offrir des bases à des personnes enseignantes.

    Il m’apparaît que M. Goudeseune complique encore un peu plus ces idées en parlant du « principe multimédia », comme s’il n’y en avait qu’un seul. Il est possible que ce ne soit que le reflet de ce qu’il a lu dans Fletcher et Tobias (2005), mais je trouve que ça n’aide pas à s’y retrouver…

    Cela écrit, tout à fait d’accord avec lui que les images sont insuffisamment utilisées en enseignement et qu’elles sont souvent décoratives…

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