64 étudiants du Darmouth College ont été accusés de triche à l’automne dernier dans un cours d’éthique. S’en est suivi le tollé habituel de réactions : l’intégrité est en chute libre dans notre société, les étudiants d’aujourd’hui sont égocentriques et sans scrupule, ils visent l’avancement avant tout…
James Ostrow soulève quelques questions qui recadrent les discussions sur la triche autour de la pédagogie. En voici quelques-unes.
- Quelle est, comme enseignants, notre conception de l’apprentissage?
- Comment l’apprentissage peut-il contribuer de manière significative à l’avancement de la démocratie?
- Les étudiants trouvent-ils de la valeur au sujet qui leur est présenté ?
- If the subject matter of ethics or any field of study is presented as a body of fixed truths that students get or don’t get (clicking correctly or incorrectly), then how does it have meaning in their experience? The answer, of course, is obvious – subject matter matters as students’ ability to prove that they know what those in authority know, avoiding the painful consequences of failing to do so. When subject matter is ready-made information to just “learn,” then the fields they study have been depleted of their creative oxygen.
Ce manque d’oxygène créatif, ou l’absence de sens, ouvre la voie à des comportements étudiants déviants.
On encourage la pr0motion de l’intégrité académique chez les étudiants mais plusieurs études, dont celle rapportée par Faculty Focus, démontrent clairement que les étudiants savent ce qu’est le plagiat, entre autres, mais que ça ne les empêche pas de plagier. Clairement, la promotion de l’intégrité est insuffisante.
Par ailleurs, Ici Radio-Canada vient de publier un reportage sur une étude réalisée par l’UQAM qui permet de brosser un portrait des tricheurs. On peut y lire que le souhait principal de Michel Séguin, professeur au Département d’organisation et ressources humaines, était de comprendre le phénomène des infractions universitaires pour mieux dissuader les étudiants de tricher. Selon lui, deux vecteurs doivent être pris en considération : l’appréhension de l’échec et la conséquence de l’échec. « Les résultats nous démontrent que ce n’est pas une question de stigmatisation. Prenez un Québécois. Si ce Québécois a le même sentiment qu’il peut échouer le cours et si ses parents lui mettent autant de pression, ce Québécois va avoir autant de chances de plagier que l’Africain », explique M. Séguin. Selon Mme Diane Demers, vice-rectrice aux études et à la vie étudiante : « L’étude du professeur Michel Séguin permet à l’UQAM de mieux comprendre le phénomène des infractions académiques pour mieux agir, notamment en intensifiant en ce début de trimestre ses activités de sensibilisation auprès de sa population étudiante ».
Qu’a-t-on vraiment compris avec cette étude? A-t-on compris que la réduction de ces comportements se trouve dans les mains des enseignants, qui ont un réel pouvoir de changer les choses en modifiant leur enseignement et leurs modes d’évaluation.
À quand des études sur l’impact de ces changements?
Sources:
Ostrow, James. Honor and Values. Inside Higher Ed. 19 janvier 2015.
Weimer, Maryellen. Plagiarism : An Interesting Disconnect between Students’ Thoughts and Actions. Faculty Focus. 13 janvier 2015.
- Sonia Morin
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