Le mercredi 9 mai 2012 se tenait, dans le cadre du 80e congrès de l’ACFAS, le colloque Pédagogie et technologies : une perspective plurielle de l’insertion des TIC dans l’enseignement.
Parmi les conférenciers se trouvait Renée Fountain, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Elle y a fait une présentation intitulée Analyse des traces de futurs enseignants à travers la construction de leurs réseaux d’apprentissage personnel-professionnel dans un cours d’intégration des TIC en enseignement. Le descriptif de sa présentation se lit comme suit.
Les changements liés à l’émergence du “Web 2.0” modifient non seulement ce que nous échangeons, mais aussi comment, quand et pourquoi nous échangeons. À notre époque, ce sont les réseaux sociaux qui constituent les structures dominantes de ces échanges. L’habileté à participer judicieusement à ces réseaux sociaux est aussi appelée «network literacy». Cette habileté implique la capacité à trouver ces réseaux autant personnels que professionnels, à utiliser les outils sur lesquels ils reposent, mais aussià y participer, notamment en faisant ressortir le meilleur contenu du Web (curation de contenu).
Nous avons observé une cohorte de futurs enseignants, qui étaient appelés à construire un réseau personnel-professionnel dans leur cours de technologie à l’Université Laval. Nous avons analysé : (1) si – ou en quoi –– les étudiants démontraient les principes communs à ces réseaux sociaux, notamment, «crowdsourcing, peering and sharing »; (2) leurs pratiques de curation de contenu : si et/ou comment ils s’investissaient à chercher, annoter, archiver et partager de l’information et ; (3).comment les étudiants évaluaient ce processus de co-curation et de réseautage dans les espaces publics et dynamiques. Nous avons commencé l’analyse d’une cohorte avec un portrait de leur « network literacy » à partir du service en ligne Pearltrees.
Voici, en vrac, ce qui m’a le plus accrochée.
- Network Literacy: l’habileté à participer judicieusement à des réseaux sociaux. En anglais : The ability to create, grow and navigate personal learning networks in safe, ethical and effective ways. (Will Richardson)
- Petabyte :
(Source : « Petabytes, what next ? », Passive Pundits, 5 mars 2010)
- Consommateurs passifs et véritables contributeurs
(Source : Nielsen, Jacob, « Participation Inequality : Encouraging More Users to Contribute », Alertbox, 9 octobre 2006.)
- Pearltrees – Selon Wikipédia : Pearltrees est un service en ligne apparu en décembre 2009, développé par une société basée à Paris. Pearltrees est un service gratuit de type “Minitel 2.0” qui permet à chacun d’organiser et partager ce qu’il aime dans internet. Suivant la logique du content curation (faire ressortir le meilleur contenu du web) ce moteur de recherche communautaire repose sur l’idée que la multiplication des contenus de natures diverses (blogs, vidéos postées, twitts, etc.) rend nécessaire une organisation nouvelle d’internet, d’inspiration plus sémantique1. Le réseau d’utilisateurs de Pearltrees s’étend aujourd’hui à de nombreux pays. Pearltrees a été lancé par Patrice Lamothe2. (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pearltrees) [NDE : Il a été question de Pearltrees sur L’éveilleur notamment ici.]
- Scoop.it, un autre outil de curation.
Deux pensées me sont restées en tête
- Aujourd’hui, on publie puis on filtre. Avant, on filtrait puis on publiait.
- L’efficacité se mesure par la pertinence…
La conférencière a également suggéré quelques livres, dont ceux-ci :
- Too Big to Know de David Weinberger (2011)
- Personal Learning Networks : Using the Power of Connections to Transform Education de Will Richardson et Rob Mancabelli (2011)
- A New Culture of Learning de Douglas Thomas et John Seely Brown (2011)
Renée Fountain donne les cours suivants :
- Exploitation pédagogique des TICs au préscolaire /primaire
- Les TICs au secondaire;
- WEB 2.0 = Pédagogie 2.0 ?
En voici le descriptif (fiche signalétique):
Depuis quelques années, nous assistons à l’arrivée d’une génération d’outils Internet appelée « Web 2.0 ». Ces nouvelles plateformes contributives, que sont « You Tube », les « blogues », « wikis » et « podcasts », sont déployées en quelques minutes sans connaissances techniques. Par la mise en place de plateformes contributives – qui permettent la création, la publication et la diffusion de contenus multimédias, facilement accessibles en ligne, – la création de contenu est grandement facilitée, ce qui offre à l’internaute une gamme de possibilités jusque-là inespérées. L’interactivité radicalement ouverte à la base du « Web 2.0 » apporte son lot de nouveaux enjeux politiques, éthiques et pédagogiques pour les éducateurs, les parents et les étudiants. Notre séminaire permettra d’aborder certaines questions, à la fois théoriques et pratiques, liées à ces enjeux :
1) la question du contrôle :
- Qui est autorisé à créer le contenu ?
- Quelles sont les conditions de création/utilisation des contenus ?
- Quelles sont les politiques de créer/publier/diffuser du contenu ?
2) la question de la qualité du contenu :
- Dans quelle mesure le contenu est-il crédible ?
3) la question de la structuration du contenu :
- Création, fusion et « ré-exploitation » des contenus au fil du temps.
Le but principal du cours est d’apprivoiser et d’analyser des pratiques sociales « Web 2.0 » pour voir si – ou en quoi – ces pratiques sociales (et nécessairement politiques et éthiques) nécessitent de nouvelles pratiques pédagogiques, voire une « Pédagogie 2.0 ». Voici l ‘espace wiki du cours : Web2Pédagogie2Hiv10
- Analyse des controverses technoscientifiques
- La philosophie de la technologie
Bref, voici une personne qui m’a grandement impressionnée, qui a piqué ma curiosité, qui m’a appris. En espérant qu’il en soit de même pour les lectrices et lecteurs de L’éveilleur. [NDE – Martine Rioux de l’Infobourg avait rédigé un article sur Mme Fountain en 2009. L’éveilleur en parlait ici.]
Notes – Tous les sites Web ont été consultés le 10 mai 2012.
- Sonia Morin
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