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Interne : L’évaluation des enseignements à la TÉLUQ : rigueur exemplaire

La spécialiste en sciences de l’éducation Karine Paquette-Côté, de la TÉLUQ, a rédigé un article sur l’évaluation des enseignements en contexte de formation à distance (FAD), sur le blogue t@d (communauté de pratique des tuteurs à distance). Elle cite plusieurs études récentes qui tiennent compte du contexte particulier de la FAD, dont plusieurs ont été réalisées par des chercheurs de la TÉLUQ. Mais elle discute plus spécifiquement de la façon dont ces évaluations se pratiquent à la TÉLUQ suite aux recherches citées.

La démarche de construction d’un cours à la TÉLUQ est un processus rigoureux (normé), collaboratif et plutôt long. En effet, chaque cours de la TÉLUQ est le produit du travail de plusieurs intervenants qui ont chacun des contributions très spécifiques. Et le contexte de FAD transforme radicalement la relation étudiant-enseignant. On ne peut donc pas évaluer l’enseignement à distance comme l’enseignement en classe, en portant surtout un regard sur la prestation de l’enseignant. La TÉLUQ a donc développé un modèle d’évaluation plus global et adapté à la FAD.

Les résultats révèlent que la qualité en formation à distance du point de vue de l’apprenant comprendrait sept composantes principales : (1) la personne tutrice ou chargée d’encadrement, (2) les propriétés du dispositif, (3) le contenu ou le matériel du cours, (4) les pairs apprenants, (5) les caractéristiques de l’apprenant, celles de (6) l’établissement et, enfin, (7) l’entourage de l’apprenant.
Si la qualité des cours à distance du point de vue de l’apprenant comporte sept dimensions, une évaluation unidimensionnelle de l’enseignement ne peut convenir au contexte de la distance. Ces propos confirment ceux avancés par Roberts, G. T., Irani, T. et Telg, R. (2002), cités précédemment, et nous permettent d’affirmer que les évaluations faites par les étudiants doivent être conçues et situées dans leur contexte : la multidimensionnalité de la qualité en formation à distance requiert une évaluation multidimensionnelle. [emphase ajoutée]

L’auteure cite en exemple quelques-uns des énoncés proposés aux étudiants dans le nouveau questionnaire d’évaluation développé en prenant appui sur des recherches conçues expressément dans ce but.

Je retiens de cette lecture deux leçons importantes :

  1. L’évaluation de l’enseignement en présentiel pourrait probablement elle aussi bénéficier d’une approche multidimensionnelle. Évidemment, la rigueur et l’appui sur la recherche y seraient tout autant de mise.
  2. La préoccupation de la TÉLUQ pour la qualité de ses cours n’est pas qu’un slogan : ils y mettent les moyens, notamment par la contribution de leurs propres professeurs-chercheurs.

Via la liste de distribution du REFAD

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À propos de l'auteur

Éric Chamberland

1 commentaire

  • Merci Éric pour cette lecture éclairante.

    J’en retiens pour ma part l’idée de clairement distinguer entre l’encadrement reçu et le contenu du cours.

    Ça va de soi à la Téluq où la personne tutrice n’est généralement pas celle responsable des contenus du cours (les contenus, le matériel et les activités sont développés par ailleurs). Mais même dans un contexte comme le nôtre, je trouve l’idée intéressante puisqu’elle fait bien la distinction entre la “prestation” de l’enseignant (qu’on aime ou qu’on n’aime pas) et le contenu / la structure / la pertinence du cours.

    Considérant les enjeux -potentiellement – émotifs du point de vue du prof qui reçoit l’évaluation de son propre cours, c’est une distinction sur laquelle il serait intéressant de travailler, pour qu’elle soit notamment claire à l’esprit des étudiants qui portent un jugement.

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