Pédagogique Tendances sociétales

Interne: Reportage choc de CBC/Radio-Canada sur la “malhonnêteté universitaire”

Suggéré par Sonia Morin, reportage choc de CBC/Radio-Canada sous le titre « Des milliers de tricheurs dans les universités »: après analyse des données provenant de 42 universités canadiennes
[l’Université de Sherbrooke ne semble pas avoir participé à cette étude] que moins de 1 % (0.78 %; environ 7000 individus) des étudiants universitaires se font prendre à plagier.  Les journalistes contrastent ce résultat avec les données de l’étude Academic Misconduct within Higher Education in Canada (2006) de Julia M. Christensen Hughes, doyenne de l’école de commerce et d’économie à l’Université de Guelph en Ontario et coauteure de la plus vaste et plus récente étude sur la malhonnêteté universitaire.

Dans cette étude, sur 15 000 étudiants de 11 universités, 73 % auraient triché dans un travail écrit au secondaire, 53 % admettaient avoir triché lors d’un devoir ou d’un travail à l’université et 18 % affirmaient avoir triché lors d’examens.  8 % admettaient avoir aidé quelqu’un à tricher.  Dans le reportage, on interroge des étudiants qui expliquent (sous le couvert de l’anonymat) comment ils peuvent trouver des rédacteurs ou des solutionnaires en ligne, comment ils cachent des appareils mobiles pendant les examens pour partager des réponses et comment ils se déculpabilisent parce que beaucoup de gens le font et parce qu’ils ont une vie très remplie hors de l’université.

Le reportage se conclut sur les conséquences de la tricherie universitaire, essentiellement les pénalités rencontrées: un porte-parole de l’UdeM et Mme Christensen Hughes vont dans le sens d’approches punitives:  « C’est là qu’il nous faut des punitions très substantielles », dit Mme Christensen Hugues. « C’est essentiel pour maintenir l’intégrité du milieu universitaire. »  Mais le journaliste de conclure:  «  Or, les politiques contre la malhonnêteté universitaires ne sont pas les mêmes d’un établissement à l’autre et ne sont pas toujours appliquées également.  »

Le site Web donne accès à une carte interactive où les résultats de chaque université participante sont détaillés et à un test de l’Université de Montréal pour évaluer ses connaissances en matière d’intégrité.  Un autre reportage suivra à propos des moyens employés par les universités pour « contrer la malhonnêteté».

Source: Chabot, Denis-Martin, “Des milliers de tricheurs dans les universités“, Ici Radio-Canada Nouvelles, 25 février 2014 (mise à jour le 26 février 2014)

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Jean-Sébastien Dubé

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