Compétitive Pédagogique Technologique

Interne : Colloque SC TIC-CREPUQ: rapport d’étonnement journée 2

Vendredi dernier, 17 octobre en matinée, au Colloque du sous-somité des TIC de la CREPUQ tenu à l’École Polytechnique de Montréal sur le thème « 10 ans de TIC à l’Université », voici mes commentaires sur les tables rondes:

Conférence intéressante du professeur Jean-Claude Guédon pour qui « Les chercheurs qui restent assis sur leurs donnés sont condamnés à perdre face à la concurrence des réseaux. »  D’après lui, deux exemples viennent appuyer cette thèse:  D’abord Linux qui, partit d’un étudiant quelque part en Finlande, en est venu à concurrencer Microsoft.  Ensuite, le cas de la découverte distribué de l’ensemble du génôme humain qui bat de vitesse la firme Celera qui voulait en breveter le code.  En effet, il croit que les réseaux s’inscrivent à l’opposé d’une approche privatisante.  Il a donné plusieurs références Web présentant de telles initiatives de recherche plus distribuée, que je pourrais partager au besoin.  

Perspectives d’avenir des TIC en enseignement et en recherche

Cette table ronde s’est ouverte avec Martin Gagnon, professeur aux sciences de l’éducation à l’UQAM, qui s’interroge sur le fait que ses étudiants viennent toujours en classe malgré le fait que le contenu de tous ses cours soit disponible en ligne.  Est-ce le contexte socialisant qui les y amène?  Est-ce l’aide présentielle offerte en classe?

Quant à lui, Jacques Raynault des HEC constate qu’avec les iPod, Blackberry et les diverses communautés virtuelles vers lesquelles les étudiants migrent (Facebook), on a perdu le contrôle de la technologie en classe.  Soit les enseignants acceptent que leurs étudiants utiliseront la technologie hors de l’université, soit ils font le choix de devenir proactifs et de réellement adapter leur enseignement à cette nouvelle réalité.

Perspectives d’avenir des TIC au niveau des administrations universitaires

Présentation très complète de Richard Labrie, directeur des Services informatiques de Polytechnique-Montréal, qui a fait état de l’ensemble des besoins d’accessibilité, de stabilité, de mobilité, d’interopérabilité, etc. qui complexifient grandement les infrastructures informatitques des universités.

Image évocatrice également de René Lacroix, vice-recteur adjoint aux systèmes d’information à l’Université Laval, qui se décrivait comme conduidant un dix roues avec de nombreux wagons à traîner: les systèmes financiers de son institution, les systèmes d’admission, l’ENA, etc.  Un tel train n’est pas très manoeuvrable et ne tourne pas facilement lorsque de nouvelles technologies se présentent.  En revanche, les initiatives facultaires en technologie permettent plus de vitesse et d’agilité.  M. Lacroix souhaite retrouver un peu de cette agilité au niveau institutionnel avec de bons dispositifs de gouvernance.

Idée intéressante à McGill évoquée par Mme Sylvia Franke, qui y est Chef des services de l’information:  Un Student Advisory Council on IT  qui permet aux professionnels de l’informatique de prendre le pouls des besoins et des intérêts des étudiants, mais également qui permet de sensibiliser les étudiants aux réalités et aux limites des infrastructures technologiques universitaires.

De manière générale, le pouls donné par ces tables rondes est que les professeurs et les administrations universitaires sont saturées par les TIC et sont à la recherche d’équilibre et de continuité.  De nouvelles utilisations apparaîtront encore, mais le développement effrenée ralentira considérablement, me semble-t-il.

Diversité des besoins de soutien à l'intégration des TIC
Interne : Colloque SC TIC-CREPUQ: rapport d'étonnement Journée 1
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Jean-Sébastien Dubé

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