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Persévérance: porter aussi attention aux personnes étudiantes qui semblent « bien aller »

Intéressants résultats d’une enquête américaine menée en janvier par la firme TimelyCare auprès de plus de 1 000 personnes étudiantes de premier cycle inscrites dans des établissements avec cursus de quatre ans.  Alors que 92 % des personnes interrogées se disent confiantes dans leurs résultats scolaires, lorsqu’on leur demande si elles comptent persévérer dans leurs études, 31 % déclarent avoir envisagé de changer d’établissement et 24 % déclarent avoir envisagé d’abandonner leurs études, ce qui met en évidence un décalage entre les résultats scolaires et l’expérience universitaire dans son ensemble.

Le rapport souligne en particulier que le constat le plus marquant ne concerne pas les personnes étudiantes en situation de crise, mais celles qui déclarent « aller bien ». Ces étudiantes et étudiants représentent 49 % des répondants, soit le groupe le plus important de l’enquête, et elles présentent le risque de décrochage le moins visible.  « D’un point de vue scolaire, elles semblent aller bien, mais nous savons que sur le plan émotionnel, certaines préoccupations apparaissent », a expliqué Nicole Trevino, vice-présidente chargée de la réussite étudiante chez TimelyCare.  Elle estime que la stabilité scolaire n’est plus un indicateur fiable du bien-être des personnes étudiantes.

« Le rapport révèle que les établissements disposent de systèmes solides pour identifier les étudiantes et les étudiants en difficulté. Cependant, il souligne que ces mesures sont « réactives par nature » et passent souvent à côté des premiers signes de désengagement, tels que…

  • le stress et l’épuisement qui ne constituent pas encore une crise,
  • une perte progressive du sentiment d’appartenance,
  • une incertitude croissante quant à l’orientation scolaire ou professionnelle, et
  • un retrait silencieux de la vie sur le campus. ».

Selon Mme Trevino, il faut repenser notre définition des « étudiants à risque » et la manière dont sont collectées et utilisées les informations visant à les identifier.  Elle considère que la meilleure solution est d’aller au-delà des indicateurs académiques et de donner la priorité à l’écoute des besoins des personnes étudiantes. Selon l’enquête, environ 85 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles répondraient positivement à une démarche proactive de leur établissement leur demandant comment elles allaient. Il appert donc que de nombreuses personnes étudiantes apprécieraient un suivi structuré.

Une telle approche préventive est évidemment fort souhaitable.  On peut néanmoins se demander, alors que les ressources manquent souvent pour soutenir les personnes étudiantes déjà en crise, comment tisser un tel filet de sécurité et accompagner celles qui semblent bien aller… Des initiatives comme la Pair-Mission et le réseau d’Aides à la vie étudiante (AVE) sont certainement des pas importants dans cette direction.

[La plupart des passages de ce texte ont été traduits avec DeepL.com, puis ajustés]

Source: Bay, Joshua (9 mars 2026), Students ‘Doing OK’ Can Still Be at Risk, Inside Higher Ed, Washington, D.C.

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Jean-Sébastien Dubé

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