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Interne : Jean-Philippe Décarie lance des fleurs à l’ÉTS

Dans La Presse Affaires du 9 février dernier, le chroniqueur économique Jean-Philippe Décarie y va d’un article très élogieux à l’endroit de l’École de technologie supérieure (ÉTS), soit une entrevue réalisée avec Yvan Beauchamp, directeur général de l’institution, qui termine son second mandat en juin.

Intitulé «L’ETS, un cas d’espèce dans le monde universitaire », l’article insiste sur la croissance soutenue de l’École, sur son équilibre budgétaire et son absence de déficit accumulé [sous-entendu, « contrairement aux autres universités »?].  On donne également une bonne place sur les partenariats établis avec les entreprises via les stages coopératifs :

«Ce qui nous distingue, c’est que nous dispensons un enseignement coopératif, bien ancré auprès des entreprises pour qui on réalise beaucoup de recherche appliquée», explique Yves Beauchamp, qui termine cette année un deuxième mandat de cinq ans à titre de directeur général de l’ETS.

[…]

«On a fait un programme vraiment aligné sur les besoins des entreprises. Le cours s’étale sur huit trimestres consécutifs et comprend un stage d’un an en entreprise. On donne 2700 stages par année à nos étudiants et on a pourtant de l’offre pour 3200 stages», explique Yves Beauchamp.

«Les entreprises aiment bien nos stagiaires parce qu’ils ont déjà le statut de technologue. Ils sont aussi à l’aise sur le plancher de l’usine que dans le bureau de conception», relève-t-il.

Au fil des ans, l’ETS a tissé un réseau de partenariats avec plus de 1000 entreprises industrielles qui financent 75% de ses activités de recherche.

Il y est également question de l’augmentation des investissements en recherche (incluant un nouvel édifice qui sert d’incubateur industriel), du parc de résidences universitaires et de stationnements de l’ÉTS qui, bien que représentant des investissements importants, sont profitables.  À l’aube du Sommet sur l’enseignement supérieur, difficile de ne pas y voir des comparaisons avec l’Ilôt Voyageur…  C’est vrai que certains chiffres présentés sont impressionnants :

« Depuis 10 ans, l’École affiche une croissance soutenue. Son budget de fonctionnement est passé de 40 à 110 millions de dollars. Ses activités de recherche, de 4 à 24 millions. Elle a doublé sa superficie avec des investissements de 250 millions en plein centre-ville, dans le quartier de l’Innovation où ses installations ont pris la place de l’ancienne brasserie Dow, rue Notre-Dame Ouest. »

« L’ETS en 10 ANS

> Nombre d’étudiants: de 3750 à 7000

> Nombre de diplômes d’ingénieurs par année: de 455 à 711

> Nombre de programmes d’études: de 20 à 75

> Nombre de professeurs: de 115 à 180

> Nombre de lits en résidence: de 377 à 1350 »

Doit-on y voir la communauté des affaires montréalaise qui protège un allié avant le Sommet ?  Un appel à l’aide de l’ÉTS inquiète pour la suite des choses, compte tenu des velléités des grandes universités de recherche québécoises ?

Source: Décarie, Jean-Philippe, « L’ETS, un cas d’espèce dans le monde universitaire », La Presse, 9 février 2013.

 

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Jean-Sébastien Dubé

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