Compétitive Cycles supérieurs Formation continue Pédagogique Technologique Tendances sociétales

Interne: Un centre de recherche interordre – et un second pavillon – pour le campus de l’UQTR à Drummondville

Vendredi dernier, le gouvernement du Québec, la Ville de Drummondville, l’UQTR et le Cégep de Drummondville annonçaient le financement par Québec du Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNMI) qui occupera un second pavillon du campus de l’UQTR à Drummondville.

Le CNIMI « vise le rassemblement des composantes universitaires et collégiales ainsi que les entreprises manufacturières dans le but de créer une synergie et un transfert des connaissances entre les milieux de la formation et de la recherche. » (Trahan, octobre 2019)

« On a des centres de recherche à l’université. On a des centres de recherche au niveau collégial, mais on n’a pas de centre de recherche interordres. C’est la première fois qu’il y aura un centre de recherche intégré dans le même endroit.  » (Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, cité dans Trahan, octobre 2019)

«Pour donner un exemple concret, supposons qu’un entrepreneur de Drummondville a besoin d’une nouvelle pièce fabriqué à partir d’un matériau non-conventionnel. Il pourra s’adresser au CNIMI pour faire des recherches afin de l’aider à aller plus vite dans le développement. Il ne sera pas obligé de se rendre à Montréal, à Québec ou à Sherbrooke. Il trouvera ici, à Drummondville, les services d’un accélérateur de recherches. Même chose pour un homme d’affaires qui veut se porter acquéreur d’un robot. Au lieu de se fier aux fournisseurs qui ont chacun le meilleur produit évidemment, il pourra obtenir chez nous un avis neutre qui lui fera une recommandation objective. On aura sous la main des ingénieurs et des techniciens tout en sachant qu’on pourra les retenir dans notre région. Et on sait que des industries comme Soucy et Soprema ont besoin d’ingénieurs», de rappeler Gerry Gagnon [directeur du projet] (cité dans Boisvert, 2018)

Activités: enseignement, recherche, valorisation et transfert de technologies.

« Le programme d’éducation du CNIMI «sera dual», explique M. Gagnon. « Cela signifie que l’étudiant en génie va passer jusqu’à 2800 heures à obtenir des crédits en industrie », devenant éventuellement une ressource à embaucher. [notre emphase]

«Ça a une capacité immense de rétention» de la main-d’œuvre dans la région, fait-il valoir.

Par conséquent, «les gens de l’UQTR ont à repenser l’éducation, à la rendre plus agile en fonction des besoins. Dans le domaine du génie, les technologies tournent très rapidement. On est un peu dans un laboratoire du point de vue de l’éducation. On veut faire de l’innovation en termes d’éducation pour s’assurer que le modèle UQTR va être axé sur l’agilité. Ça va toucher les deux rives, autant la Mauricie que le Centre-du-Québec. C’est quelque chose qui pourrait donner toute une teinte à l’UQTR en tant que grande université», prévoit M. Gagnon.

Grâce à la collaboration avec le Cégep de Drummondville, un étudiant pourrait faire sa technique en génie mécanique au Cégep et son baccalauréat de 4 ans au CNIMI dans les deux cas. D’autres formations en génie électrique, informatique et industriel sont prévues dans l’avenir. » (Trahan, février 2019; notre emphase)

Partenaires et bailleurs de fonds:

  • Université du Québec à Trois-Rivières, campus de Drummondville;
  • Cégep de Drummondville;
  • Ville de Drummondville;
  • Société de développement économique de Drummondville;
  • Chambre de commerce et d’industrie de Drummond;
  • Communauté industrielle du Centre-du-Québec.

On début de l’année (février 2019), M. Gerry Gagnon, directeur du projet, estimait le CNIMI à 22 M$.  Il mentionnait alors que pour chaque dollar investit par le gouvernement, 0,73$ serait investit par le privé, ce qui donnerait environ 7,8 M$ considérant l’investissement consenti par Québec.

  • Gouvernement du Québec: 10,7 M$
  • Ville de Drummondville: 1 M$
  • Siemens: 1,6 million $ (équipements et logiciels)
  • Le nom de CGI est évoqué dans certains articles (Annonce en octobre 2018 d’un centre d’excellence à Drummondville et création de 300 emplois en haute technologie sur 5 ans)

Dimensions:

« Le deuxième pavillon du campus de Drummondville sera évidemment plus petit que le premier. « Il aura environ le tiers de sa superficie et il sera construit beaucoup plus rapidement. Son emplacement est déjà prévu juste à côté du pavillon actuel. » (Gerry Gagnon, cité dans Boisvert, 2018)

Ouverture prévue: automne 2022.

Et l’avenir? « Il y aura d’autres pavillons», assure le maire [Alexandre Cusson], « et un jour, ici, on sera à l’UQAD » (cité dans Trahan, octobre 2019)

Sources:
Boisvert, Jean-Pierre, « Le CNIMI : marier l’économie et l’éducation supérieure », Journal L’Express, 25 septembre 2018
Gouvernement du Québec, « INVESTISSEMENT DE 10,7 M$ – Le nouveau pavillon de l’UQTR à Drummondville devient réalité » (communiqué), AMEQ en ligne, 28 octobre 2019
Service des communications, « LE CENTRE NATIONAL INTÉGRÉ DU MANUFACTURIER INTELLIGENT DEVIENT RÉALITÉ », UQTR, 25 octobre 2019
Trahan, Brigitte, « Projet de 22 millions $ pour 2020 sur le campus de l’UQTR à Drummondville », Le Nouvelliste, 20 février 2019
Trahan, Brigitte, « UQTR: projet unique au Québec à Drummondville », Le Nouvelliste, 25 octobre 2019
Ville de Drummondville, « La Ville de Drummondville se réjouit de la concrétisation du Centre national intégré du manufacturier intelligent », Zone Nouvelles, 25 octobre 2019

Interne: L’UdeM caractérise ses programmes de tous les cycles en terme de compétences
Faciliter le placement des diplômés en sciences humaines par de l'expérience pratique (Waterloo et +)
+ posts

À propos de l'auteur

Jean-Sébastien Dubé

Laisser un commentaire