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Signal faible : Refuser l’IA par conviction… religieuse ou éthique

J’apprends par l’infolettre Téléscope no.71 de la Société des demains qu’une ingénieure informatique travaillant pour une importante compagnie de loisir technologique (qui n’est pas nommée), a obtenu de son employeur une dérogation lui permettant d’éviter l’utilisation obligatoire de l’intelligence artificielle (IA) au travail.  D’après le Business Insider, « Mme [Erin] Maus, qui est unitarienne universaliste, a déclaré avoir proposé ce traitement particulier en avril, invoquant des objections d’ordre environnemental et éthique à l’égard de l’IA, dont l’utilisation ne cadre pas avec ses convictions religieuses. Elle a également indiqué avoir consulté un avocat spécialisé en droit du travail ainsi que le pasteur de sa paroisse locale pour l’aider à étayer son argumentation. » (Traduit avec DeepL.com, puis ajusté).

Cette situation « intervient alors qu’un nombre croissant d’employeurs imposent et surveillent l’utilisation de l’IA par leurs employés. Cette technologie a également récemment fait l’objet d’une attention particulière de la part du pape Léon XIV, qui a averti le mois dernier, dans une encyclique de plus de 42 000 mots, que l’IA pourrait porter atteinte à la dignité humaine et remplacer les travailleurs si elle n’était pas encadrée. » (traduit avec DeepL.com). Selon certains observateurs, il s’agirait d’« un précédent qui, combiné à l’encyclique récente du pape Léon XIV […], pourrait ouvrir la porte à une vague de demandes similaires fondées sur le droit américain à l’accommodement religieux ».

On commence à observer qu’une partie de la génération Z rejette l’IA: « L’IA dévalorise l’art, rend les gens paresseux, nuit à l’environnement et est fondamentalement factice. Ce ne sont pas là les critiques de luddites qui craignent la machine. Ce sont les critiques d’une génération dotée d’un cadre esthétique et éthique bien défini — et qui considère l’IA comme une atteinte à ce cadre. Selon un sondage Gallup, près de 48 % des membres de la génération Z estiment aujourd’hui que les risques liés à l’IA l’emportent sur ses avantages dans le milieu professionnel, ce qui représente une forte hausse par rapport aux 37 % qui partageaient cet avis en 2025. » (Lichtenberg, 2026; traduit avec DeepL.com). En combinant la dérogation religieuse ci-haut avec cette réaction épidermique d’une partie de la jeunesse, on peut se demander comment les milieux de pratique vont gérer ce ressac technologique et ce que cela signifie pour la formation universitaire.

Références:
Lichtenberg, Nick (20 mai 2026), 3 reasons kids hate AI—especially the ones who refuse to even try it, Fortune. https://fortune.com/2026/05/20/why-do-kids-hate-ai-gen-z-backlash/

Needleman, Sarah E. (5 juin 2026), She won a religious exemption from using AI at work. The Pope’s remarks could fuel similar appeals, Business Insider. https://www.businessinsider.com/worker-got-religious-exemption-using-ai-at-work-2026-6

Société des demains (10 juin 2026), Télescope 71 (infolettre). https://demains.co/telescope-71/

 

 

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Jean-Sébastien Dubé

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